jeudi 29 novembre 2007

dimanche 11 novembre 2007

Comment réussir du saucisson de pâtes.

C'est simple, encore faut-il être rigoureux.
Acheter des spaghettis bon marché (ça ne marche pas super avec des barilla), les mettre d'un coup dans la casserole d'eau sans chercher à les séparer, puis s'installer devant "Docteur Quin, femme médecin" pendant un bon moment, disons jusqu'à une scène où un homme passe pour intelligent ou progressiste.
Egoutter, mais attention, il faut noter qu'à aucun moment les pâtes ne doivent être remuées. Si vraiment on sent une gêne chez les invités, pretexter avoir perdu la cuillière en bois ou un truc comme ça.
Dans l'assiette on a donc ceci :
























Couper les extrémités, afin d'obtenir un tube de pâtes conglomérées, DELICIEUX.
A tremper dans la mayonnaise ou le jus des cornichons, ou tout ce qui est trempable.
Le must étant de découper le tube en tranches, tel un saucisson donc, pour obtenir des tranches de nouilles.
Jouer avec sa nourriture est parfaitement toléré si on la mange après!

Ces histoires de tube me rappellent la fois où une âme charitable m'offrit mon premier Playboy. Nous étions à la caisse d'un supermarché avec mon pè.. euh, l'âme charitable, quand celui-ci me prend à part : "hé, tu veux que je t'achète Playboy? Laissons ta [femme d'âme charitable] payer et allons-y".
Pour un futur obsédé sexuel en début de période adolescente, on peut dire que c'était l'aubaine, et assurément un de mes cadeaux préférés de cette période, cadeaux représentés ci-dessous :

Ces 3 objets résument assez bien la situation. L'étui à flute était extrêmement doux, et rouge, en coton d'un contact très agréable, j'y reviens dans quelques minutes.

Comme dans une scène de film bidon, l'âme charitable en arrive à aller demander à la nana qui tiend la presse où se trouve le magazine que nous ne trouvons pas (pendant que moi je fais semblant de m'intéresser à l'architecture moderne à l'autre bout du plus éloigné des rayons), nana qui s'empresse de gueuler à sa collègue "HE LE PLAYBOY TU L'AS MIS OU, GERMAINE??"

Bref, après plusieurs moments plus ou moins embarrassants (finalement, le plus embarrassant étant que tout le monde autour de toi, y compris tes propres [âmes charitables], te font comprendre que c'est bon, tout le monde est au courant que tu te branles, et qu'on va même t'y encourager au lieu de dépenser ton énergie non maitrisée en conneries du genre mettre le feu aux rideaux (je jure que c'était pas moi), mettre des pétards dans le trou du cul d'animaux divers (bah ça pouvait pas être moi je voulais être véto merde!) ou pisser sur les pommes du voisin (bon ok, mais ça faisait un glaçage naturel super joli)).

Une illustre italienne en couverture dont j'ai oublié le souvenir, une interview de Paul-Loup Sulitzer, une double page également gâchée par un truc sur des bagnoles dont j'aurais bien dit m'en branler mais c'eut été déplacé, bref, à part tout ça, des photos inoubliables (à c't'âge la on va dire) dont une espèce de blonde prise dans un filet de pêcheur, avec un têton qui dépasse pile dans un trou, je vais essayer de retranscrire la tension érotique qui transparaissait de cette photo :

Comme cette vision m'excitait un peu trop vite, il fallait que je me calme brusquement en trouvant la page ou on pouvait voir une photo en noir et blanc d'un sein de Cindy Crawford couvert de sable collé. Jamais pu supporter ce putain de sable. Ainsi de suite, en évitant soigneusement de tomber sur les pages avec la gueule de Paul-Loup. Il aurait fallu tout simplement l'arracher, mais j'étais alors trop soigneux pour penser défigurer le magazine.

Oui enfin, ça ne m'a pas empêché quelques temps plus tard, lors d'une crise aigue, de faire un trou dans une page à un endroit adéquat à fins de sensations plus réelles, et devant le ridicule de la situation, il a fallu me rendre à l'évidence que j'avais besoin d'une copine. Devant l'ampleur de la tâche, je me suis rabattu sur mon étui à flûte, qui se trouvait non loin, par coincidence.

Du coup, j'étais le seul qui se marrait en cours de flûte.

mardi 6 novembre 2007

Comment vaincre sa phobie des araignées en démontant une batterie au fond d'une cave sans électricité à l'aide de la lumière de son portable.

Déjà, faut aimer les situations con, mais ça sera le sujet d'un autre jour.
Pourquoi j'ai dit "vous" l'autre fois d'ailleurs? Ca me stresse on dirait qu'y a trop de monde, du coup je vais passer en "tu", ça nous mettra plus à l'aise et comme ça on pourra parler de cul plus vite.

Donc t'es là, au fond d'une cave où la visibilité avoisin-voisine le zéro absolu, l'anti-couleur (le noir c'est une couleur ou pas, on s'en branlouille le cabestron), et tu cherches à remonter une batterie (l'instrument de musique joués parfois par des gens très beaux) à l'air libre sauf qu'elle passe pas dans l'escalier, où la visibilité y est de "anti-couleur moins 1 unité", ce qui fait qu'il faudra bien la démonter avant de la remonter, et la remonter, et j'arrête sinon on va réveiller Devos.





Bon, tu vois où je veux en venir, j'ai quand même pas fait suivi 10 ans de cours de Windows Paint pour rien.












Bon, ok, je passe pour une méga fiotte, mais pour comprendre le malaise qui m'assaille, faut connaître le rêve récurrent que j'ai fait pendant hyper longtemps. Et il est tellement crade que tu vas bénir le moment ou je parlerai plus que de bite dans ce blog.

Comme tous mes rêves, parfois c'est une vision pendant la journée, mais aujourd'hui je me maîtrise assez pour que ça se voit pas.

Donc je me réveillais la nuit avec la sensation assez étrange, faut l'avouer, qu'une araignée de la taille de mon visage était accrochée pile sur ma face, son bec à 1 cm de mes yeux, oui elle a un bec de poussin, mais hyper puissant.








Ah on rigole moins d'un coup!
Je vais passer les détails ou elle me déchiquette l'oeil, généralement je ferme les yeux en retenant ma respiration et j'entends une espèce de son de film d'horreur new-school tu sais là, ssssCCCHHHHHHHHIN !
Dans les cas plus grave, je souffle un bon coup en me passant la main sur le visage, oh pardon madame j'ai failli vous rentrer dedans, c'est à cause de cette connasse de mygale la, non vous en faites pas je maîtrise.

Mais alors donc, en proie à ces visions peu bandantes dans cette cave, je me dis que c'est pas possible de continuer à imaginer ça à 18 ans (dans 4 mois), en essayant de dévisser la vis à la con de la charley, en me demandant pourquoi les gens disent le charley au lieu de la charley. Ca m'a toujours taraudé.
On dit pourtant une "ride" (la grande qui fait ding ding ding), une crash (plus petite qui fait TSCHHHHHHH), ce sont des cymbales, donc une cymbale, et ben la charley c'est une cymbale aussi, deux mêmes.



Et bien j'ai une théorie.


Je pense que l'individu lambda, dont je ne suis pas souvent fier de faire partie, résume une charley par son mécanisme : un appui sur une pédale fait descendre une cymbale sur une autre, en gros ya une grosse tige qui bouge dans tout ça, et oui, on voit LE charley comme un gros piquet.

Une cymbale c'est beau, c'est bombé et rond, ah ouais, ça vous rappelle rien?
Attendez je vais vous faire un dessin (putain je te redis vous, c'est chiant là).


La le dessin :

























Mazette, mais alors comment faire pour ne pas passer pour le phallocrate de service en répétant ostentatoirement LE charley à chaque conversation (on en parle plus souvent qu'on peut penser) ? Donnez lui un prénom féminin classieux comme pupute ou anne-gaelle, et laissez moi finir là ou je voulais en venir depuis le début :
Il se trouve qu'un de mes autres cauchemards récurrents était l'apparition d'un vampire blafard sur le côté de mon pieu au moment d'ouvrir les yeux (ouais, classique).
Je le dessine pas, je risque
1/ de le rater
2/ de reflipper pendant 10 ans de plus

Alors quelle était la seule solution raisonnable pour mettre fin à ces hallucinations, doutes et sueurs froides?
Tout simplement mettre ma charley près de mon lit à l'endroit même ou ce con de vampire se met toujours, histoire que je sois prévenu et que je me réveille pas pour rien.


Et comme j'ai promis de parler de bite, voila ce qui a fini par arriver un jour, à force de dormir avec ma charley :

dimanche 4 novembre 2007

Comment prouver une fois pour toutes que la Terre n'est pas plate?

Ca n'est pas bien compliqué, mais ça risque de coûter cher.
Au lieu de dépenser inutilement notre temps à "sauver" la Terre (l'écologie ne serait-elle pas un passe-temps pour riche au final?), mutilons là hardiment au service d'une curiosité légitime. Ben oui, c'est bien gentil, par exemple, de vouloir croire que nous marchons sur une grosse boulasse où qu'en dessous (assez loin) y auraient des gusses qui font pareil, mais j'aimerai encore mieux pouvoir dire que je l'ai vu.
Or donc, je propose un test grandeur nature qui étonnera plus d'un néo-zélandais, ainsi que bon nombre de vos amis.

But de l'expérience :


Bien.
Si je pousse le bâton vers le bas, mon acolyte néo-zélandais voit le bâton aller vers le haut, si tant est que pile en face de la où je plante mon bâton, je tomberai bien sur la nouvelle-zélande, mais j'ai pris ça au pif, ça pourrait être l'australie ou le japon ou n'importe lequel de ces trucs aux antipodes, vous voyez où je veux en venir.
Hé, ce serait pas génial sans déconner?

Ok, ça c'était la théorie, now to the pratique.
Creuser un trou, c'est pas la fin du monde. Si on peut creuser juqu'à 10 m, en se donnant plus de moyens, on peut creuser plus profond.
Problème numéro 1, ce putain de magma. Oui au milieu la, l'espèce de lave incandescente en éternelle ébullition instable, c'est chaud. Alors attendez 2 secondes, mais si les scientifiques arrivent à observer des poils de cul d'acarien ou à envoyer des mecs sur la lune (reste à prouver, je vous raconterai comment dans un autre billet), je vois pas ce qui les empêcherait de trouver une matière qui traverserait le magma comme du beurre, genre du titane expansé ou un truc du genre.

Au pire, si vraiment le magma nous emmerde, on peut le contourner et atterrir en mongolie, c'est pas la mort, même si ça me décevrait franchement, on n'est pas la à creuser un trou de taré pour un demi résultat quoi :

OK. Si vous voulez vous faire chier à calculer les angles et tout, c'est pas mon problème.


Si vous pensez que les scientifiques ont autre chose à faire que de trouver le bâton magmaproof©, c'est que vous êtes de peu de foi. Je propose alors d'en faire une attraction touristique mondiale, et les fonds viendront de partout, problème réglé.
"Venez faire coucou à un all-black!". Si on attend pas trop la fin de l'effet coupe du monde, c'est jouable.

En effet, en creusant le trou assez large, on peut y mettre des lumières et des téléscopes, et effectivement VOIR notre collègue antipodien! Ben quoi, on peut bien observer la lune, encore une fois, alors pourquoi pas la nouvelle-zélande en ligne droite? A moins que ce ne soit qu'un reflet d'une planète dans une grosse flaque cosmique, mais là on s'avance sur des théories qui méritent de rester dans l'ombre encore quelque temps, je sens que le public n'est pas totalement prêt.


Maintenant que tout est en place, livrons nous alors à ce genre d'expérience : demandez à Biscoton (ce sera le nom générique de notre antipodien) de tenir avec vous le bâton magmaproof©, puis, à 3, vous le lâchez les 2 en même temps.
Si le trou a été bien fait, que va-t-il se passer??
Si vous ne voyez pas trop ce que je veux dire, je passe le relai à Ondinette qui va nous faire un beau dessin :


Si le bâton, rattaché à rien, ne bougeait pas à ce moment là, n'aurions-nous pas tout simplement trouvé enfin l'EQUILIBRE UNIVERSEL ???
A la vue de cet équilibre universel, l'Homme n'en ressentirait-il pas une sérénité instantannée lui parcourir les ganglions, de laquelle il découlerait un besoin de cesser toute activité inutile comme aller au travail ou ouvrir des banques, et plutôt de faire l'amour à la personne de son choix, ou à défaut à l'antipodien(ne) qui se sera heurté au même sentiment d'incompréhension avec ses amis de l'autre côté du bâton magmaproof©.