Acheter des spaghettis bon marché (ça ne marche pas super avec des barilla), les mettre d'un coup dans la casserole d'eau sans chercher à les séparer, puis s'installer devant "Docteur Quin, femme médecin" pendant un bon moment, disons jusqu'à une scène où un homme passe pour intelligent ou progressiste.
Egoutter, mais attention, il faut noter qu'à aucun moment les pâtes ne doivent être remuées. Si vraiment on sent une gêne chez les invités, pretexter avoir perdu la cuillière en bois ou un truc comme ça.
Dans l'assiette on a donc ceci :
Couper les extrémités, afin d'obtenir un tube de pâtes conglomérées, DELICIEUX.
A tremper dans la mayonnaise ou le jus des cornichons, ou tout ce qui est trempable.
Le must étant de découper le tube en tranches, tel un saucisson donc, pour obtenir des tranches de nouilles.
Jouer avec sa nourriture est parfaitement toléré si on la mange après!
Ces histoires de tube me rappellent la fois où une âme charitable m'offrit mon premier Playboy. Nous étions à la caisse d'un supermarché avec mon pè.. euh, l'âme charitable, quand celui-ci me prend à part : "hé, tu veux que je t'achète Playboy? Laissons ta [femme d'âme charitable] payer et allons-y".
Pour un futur obsédé sexuel en début de période adolescente, on peut dire que c'était l'aubaine, et assurément un de mes cadeaux préférés de cette période, cadeaux représentés ci-dessous :
Comme dans une scène de film bidon, l'âme charitable en arrive à aller demander à la nana qui tiend la presse où se trouve le magazine que nous ne trouvons pas (pendant que moi je fais semblant de m'intéresser à l'architecture moderne à l'autre bout du plus éloigné des rayons), nana qui s'empresse de gueuler à sa collègue "HE LE PLAYBOY TU L'AS MIS OU, GERMAINE??"
Bref, après plusieurs moments plus ou moins embarrassants (finalement, le plus embarrassant étant que tout le monde autour de toi, y compris tes propres [âmes charitables], te font comprendre que c'est bon, tout le monde est au courant que tu te branles, et qu'on va même t'y encourager au lieu de dépenser ton énergie non maitrisée en conneries du genre mettre le feu aux rideaux (je jure que c'était pas moi), mettre des pétards dans le trou du cul d'animaux divers (bah ça pouvait pas être moi je voulais être véto merde!) ou pisser sur les pommes du voisin (bon ok, mais ça faisait un glaçage naturel super joli)).
Une illustre italienne en couverture dont j'ai oublié le souvenir, une interview de Paul-Loup Sulitzer, une double page également gâchée par un truc sur des bagnoles dont j'aurais bien dit m'en branler mais c'eut été déplacé, bref, à part tout ça, des photos inoubliables (à c't'âge la on va dire) dont une espèce de blonde prise dans un filet de pêcheur, avec un têton qui dépasse pile dans un trou, je vais essayer de retranscrire la tension érotique qui transparaissait de cette photo :
Oui enfin, ça ne m'a pas empêché quelques temps plus tard, lors d'une crise aigue, de faire un trou dans une page à un endroit adéquat à fins de sensations plus réelles, et devant le ridicule de la situation, il a fallu me rendre à l'évidence que j'avais besoin d'une copine. Devant l'ampleur de la tâche, je me suis rabattu sur mon étui à flûte, qui se trouvait non loin, par coincidence.
Du coup, j'étais le seul qui se marrait en cours de flûte.
12 commentaires:
VERONICA LOUBRY!
Ce blog était bien mieux avant.
pas sûr que ça marche avec des spaghetti, et encore moins avec un saucisson de spaghetti (lequel, en revanche, peut être plutôt pratique pour la gente féminine), mais t'as essayé de mettre des nouilles dans ton étuis à flûte pour te branler?
('se branler la nouille' ça a peut-être un rapport direct?)
post scrptum: ça marche aussi avec un gant de toilette
c'est ach'ment mieux avec de la bavette en regardant un match de beach volley.
bitch volley, bitch!
Primo : "pas sûr que ça marche" ? Si j'avais ouvert un blog pour écrire des conneries inventées, je l'aurai appelé "Le club des chibres à 30 cms" ou un truc comme ça. Je ne mens jamais.
Deuzio : je mélange ultra rarement bouffe et sexe. Ceci dit, (vous qui m'avez l'air calé dans les choses raffinées de la vie), le cun(n?)i au jus de pamplemousse offre un mariage de saveurs inoubliable.
Toisio : ce blog était bien mieux avant.
Quatrio : j'encule tous les nostalgiques de trucs mieux.
Cinquio : on peut enculer et aimer.
Sizio : je vous aime.
Tu m'enculais mieux avant.
Ton trait suscite en moi un lot d'émotions.
j'ai bien fait de venir
ça y est, ce blog est mort.
j'y aurais cru pourtant...
C'est un art de vivre...
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